Un article d’Ingrid Taylor, publié par l’organisation In Defense of Animals (IDA), le 8 juin 2016.
Traduction et adaptation: Malika Lerévérend.

 

Eric Schmidt, le président exécutif d’Alphabet, maison mère de Google, a défini les tendances du futur qui devraient changer la donne et a attribué la première place à la consommation de protéines végétales en remplacement de la viande.  Schmidt, qui a consacré sa carrière à l’identification des tendances technologiques mondiales, s’est adressé à des milliers d’investisseurs et dirigeants d’entreprise lors la Conférence mondiale de l’Institut Milken, comme le rapporte le magazine économique Fortune. Pour lui,  l’alimentation végétale est l’une des six technologies du futur susceptibles d’améliorer significativement la société. Tant en termes d’impact global qu’en termes d’amélioration de la qualité de vie moyenne, les protéines végétales remportent la palme face aux cinq autres technologies — impression 3D pour la construction, réalité virtuelle et réalité augmentée, données médicales mobiles, voitures autonomes, et technologies informatiques pédagogiques.
Selon Schmidt, « Remplacer le bétail par la culture et la récolte de végétaux pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre et combattre le changement climatique […]. L’industrie de la viande, les éleveurs de bovins, en particulier, émettent des quantités significatives de gaz à effet de serre ».
Remplacer la viande par des protéines végétales est bénéfique pour l’environnement et réduit les coûts de l’alimentation pour les communautés pauvres, en particulier dans les pays en voie de développement. En résumé, le monde en pleine croissance dans lequel nous vivons peut être nourri de façon plus efficace et moins coûteuse grâce aux protéines végétales.
Mais Schmidt ne parle pas seulement d’une consommation accrue de tofu. « Le monde est désormais prêt à produire une alimentation synthétique à partir de végétaux avec l’aide des ordinateurs et du traitement de données », poursuit-il. Il souligne que la technologie peut aider les scientifiques à identifier les meilleures combinaisons de plantes tant du point de vue gustatif que nutritionnel.
Ce qui était prédiction est en passe de devenir réalité : des organisations telles que le Good Food Institute mettent en contact des investisseurs en mesure d’offrir des financements et des entreprises œuvrant en faveur du végétal. Elles travaillent également en partenariat avec des restaurants, des épiceries et des cafétérias dans le but d’augmenter le nombre de mets végétaux dans leurs menus.
Face à l’urgence de questions telles que la dégradation de l’environnement ou la pénurie alimentaire mondiale, il est plus important que jamais de se tourner vers un avenir dont la base serait les protéines végétales.