La cam­pagne Défi Veg­gie menée par l’AVF vise à don­ner à toutes les per­son­nes qui souhait­ent décou­vrir les alter­na­tives végé­tales les moyens et les out­ils de se lancer, par un accom­pa­g­ne­ment adap­té et con­vivial. 

Défi Veggie Paris - Juin 2018 2

Cliquez sur l’image pour con­sul­ter le pro­gramme com­plet de cette nou­velle édi­tion

À l’origine du projet

À l’approche de la COP21 à Paris en décem­bre 2015, l’Association végé­tari­enne de France a œuvré à faire val­oir la solu­tion végé­tari­enne, une solu­tion à la fois saine et effi­cace pour lut­ter con­tre le dérè­gle­ment cli­ma­tique. Dans cette per­spec­tive, elle a lancé en automne 2015 une grande cam­pagne de sen­si­bil­i­sa­tion et de mobil­i­sa­tion à des­ti­na­tion du grand pub­lic et des décideurs locaux, nationaux et inter­na­tionaux, le « Défi Veg­gie pour le cli­mat », un pro­jet se pro­posant d’accompagner vers les alter­na­tives végé­tales toute per­son­ne désireuse de ren­dre son ali­men­ta­tion plus respon­s­able et de réduire son empreinte sur le cli­mat.

Avec le Défi Veg­gie, l’AVF a été can­di­date à la deux­ième ses­sion du con­cours My Pos­i­tive Impact, organ­isé par la Fon­da­tion Nico­las Hulot dans le but de pro­mou­voir des pro­jets per­me­t­tant de lut­ter con­tre le dérè­gle­ment cli­ma­tique. Du 25 mai au 5 juil­let, les inter­nautes ont été invités à vot­er chaque jour pour leurs pro­jets préférés, par­mi les cinquante pro­jets présélec­tion­nés par la Fon­da­tion Hulot. Grâce à une for­mi­da­ble mobil­i­sa­tion sur les réseaux soci­aux, le Défi Veg­gie a fini grand gag­nant du con­cours.

Affiche vampire DV

L’AVF a donc béné­fi­cié d’une cam­pagne d’affichage d’une valeur estimée à 200 000 €. Un visuel, créé par l’agence Havas, a été inséré sur de mul­ti­ples espaces pub­lic­i­taires entre le 8 sep­tem­bre et le 15 octo­bre 2015 : affich­es pour pan­neaux grand for­mat 4x3 et abribus, annonces presse dans Direct matin et Le Point, et ban­nières web ani­mées.

Accompagnement convivial et partage de savoirs

L’AVF avait mis en place un « Défi VG » depuis 2011, qui a été dévelop­pé dans plusieurs villes : Paris, Rennes, Nantes, Lyon, Mar­seille, Mont­pel­li­er, etc. Entre temps, grâce à l’expérience accu­mulée et à l’investissement crois­sant de son réseau mil­i­tant, le Défi VG est devenu le Défi Veg­gie et com­porte, depuis 2015, un pro­gramme enrichi.

Le Défi Veg­gie représente, dans l’ensemble des ini­tia­tives pris­es par l’AVF, un pro­jet-phare et une aven­ture gour­mande : il tient à démon­tr­er et à faire décou­vrir les bien­faits, la richesse et le car­ac­tère pro­fondé­ment éthique d’une ali­men­ta­tion 100% végé­tale.

Il a une voca­tion

  • infor­ma­tive et con­viviale : il vise à don­ner à toutes les per­son­nes qui souhait­ent décou­vrir l’alimentation végé­tale les moyens de se lancer, par un accom­pa­g­ne­ment au quo­ti­di­en, dans le cadre d’un groupe con­vivial de 25 par­tic­i­pants au max­i­mum. Les par­tic­i­pants s’engagent à manger 100% végé­tal pen­dant la péri­ode prévue.Capture_je pense donc je suis veggie
  • inclu­sive et « péd­a­gogique » : par un accom­pa­g­ne­ment chaleureux, de nom­breuses infor­ma­tions sont sans cesse mis­es à dis­po­si­tion des par­tic­i­pants. Ces derniers sont con­viés à des con­férences sur la nutri­tion, sur l’écologie et le cli­mat don­nées par des spé­cial­istes. Ils sont encour­agés à se doc­u­menter et à décou­vrir de nou­veaux pro­duits et de nom­breuses recettes de cui­sine végé­tari­enne, ain­si qu’à vision­ner des vidéos aidant à adopter une ali­men­ta­tion éthique.
  • pra­tique et prag­ma­tique : cours de cui­sine, échanges avec des diététi­ciens, décou­verte des pro­duits végé­tariens en mag­a­sin, cours­es et ate­lier culi­naire en équipe, le tout accom­pa­g­né par les coachs bénév­oles ;
  • virale et en pro­gres­sion con­stante : grâce aux inter­ac­tions sociales des par­tic­i­pants au Défi Veg­gie, le pub­lic réelle­ment touché s’avère tou­jours être beau­coup plus éten­du que le cer­cle des par­tic­i­pants pro­pre­ment dits du Défi Veg­gie. Sou­vent, des mem­bres de la famille ou de l’entourage des par­tic­i­pants décou­vrent, eux aus­si, l’alimentation végé­tari­enne et se lan­cent dans cette aven­ture.

Par leur sim­ple inscrip­tion, les par­tic­i­pants s’engagent à respecter le cal­en­dri­er pro­posé, et une fréquen­ta­tion d’environ 95% de nom­bre total de per­son­nes inscrites est observée lors des événe­ments pro­posés.

Le Défi Veg­gie s’adresse à toute per­son­ne majeure exp­ri­mant le souhait de faire évoluer son ali­men­ta­tion, dans le cadre d’une démarche éthique, écologique et/ou de san­té.qui montrent leurs diplomes

Le tarif est volon­taire­ment attrac­t­if : à Paris, le plein tarif est actuelle­ment de 50 €/personne, tan­dis qu’tarif réduit (25 €) est prévu pour les étu­di­ants et les chômeurs. En régions, où le Défi Veg­gie se déroule dans une for­mule sim­pli­fiée en com­para­i­son avec la cap­i­tale, l’inscription s’élève à 20 €.

Jusqu’à présent, le Défi Veg­gie a eu lieu à Paris, à Orléans, à Brest et à Tahi­ti. La pos­si­bil­ité du lance­ment du Défi Veg­gie dans trois autres villes est actuelle­ment en étude. Partout, ce pro­jet est mis en place par les délégués de l’AVF.

Le programme du Défi Veggie

Dans sa ver­sion parisi­enne, le Défi Veg­gie s’étale sur trois semaines, et inclut :

  • Elodie_conference_ecologieun ren­dez-vous de lance­ment, où les par­tic­i­pants et les coachs font con­nais­sance lors d’un brunch offert par l’AVF, dans un petit restau­rant accueil­lant ;
  • une vis­ite d’un com­merce de prox­im­ité en groupe, avec des expli­ca­tions et le partage des petits secrets et astuces ;
  • une con­férence por­tant sur les fon­da­men­taux de la nutri­tion à dom­i­nante végé­tale ;
  • un ate­lier de cui­sine col­lec­tif ;
  • un ate­lier de cui­sine en petit groupe, avec et chez son coach ;
  • une con­férence por­tant sur les enjeux d’une ali­men­ta­tion végé­tale (écolo­gie, cli­mat, éthique, partage des richesse etc.) ;
  • une soirée de clô­ture lors d’un potluck com­mun.

A ces ren­dez-vous s’ajoutent sou­vent des ini­tia­tives pris­es par les coachs, ou des événe­ments organ­isés par d’autres asso­ci­a­tions (con­férences, pro­jec­tions, débats, sor­ties resto, pique-niques, ate­liers de cui­sine etc.) vers lesquels sont dirigés les participant.e.s du Défi Veg­gie. En régions, le Défi Veg­gie revêt une for­mule plus sou­ple : une semaine, voire deux.

Les intervenants

Hubert signe un diplomeLes inter­venants du pro­jet comptent des spé­cial­istes de la nutri­tion et de l’écologie, des créa­teurs culi­naires et des coachs bénév­oles recrutés par­mi les mil­i­tants et les bénév­oles de l’AVF. Ces accom­pa­g­na­teurs bien­veil­lants ont des con­nais­sances et des savoir-faire remar­quables dans le domaine de l’alimentation végé­tale ; ils sont à l’aise dans les échanges, la prise de parole et aptes à accom­pa­g­n­er d’une façon infor­ma­tive et tou­jours con­viviale les par­tic­i­pants.

Fruit de l’expérience, la capac­ité d’anticipation des ques­tions et des attentes des per­son­nes désir­ant s’essayer aux alter­na­tives végé­tales rend le Défi Veg­gie de plus en plus sou­ple et opéra­tionnel face à des inter­locu­teurs très divers.

 

 

Pour y par­ticiper, suiv­ez l’actualité de l’AVF et la plate­forme Hel­loAs­so où la bil­let­terie du Défi Veg­gie est lancée bien à l’avance. Si vous voulez être informé.e dès que les dates d’un futur Defi Veg­gie seront fixées, envoyez un mes­sage à defiveggie@vegetarisme.fr  !

Des participant.e.s, des coachs, et même des participants devenus coachs nous partagent leurs impressions

Pourquoi par­ticiper au Défi Veg­gie ?

 

Voici, dans une courte vidéo, l’avis de Car­o­line et Dori­ane, par­tic­i­pantes au Défi Veg­gie de mars 2016, …et plein d’autres chou­ettes témoignages :

Jonathan, par­tic­i­pant à la ses­sion d’octobre 2015 à Paris :

« Par­ticiper à ce Défi Veg­gie a été une mer­veilleuse oppor­tu­nité pour moi. J’ai pu me ras­sur­er sur le fait de bien (mieux) vivre en mangeant dif­férem­ment, appren­dre les bases de l’alimentation végé­tal­i­enne, et côtoy­er d’autres per­son­nes ayant cette même curiosité et cette même recherche. C’est aus­si une façon de ren­forcer un sen­ti­ment d’éthique, et de repo­si­tion­ner l’humain dans l’écosystème vivant, sans le plac­er à un niveau supérieur. J’ai appré­cié l’organisation et la coor­di­na­tion du Défi, ain­si que la diver­sité dans le con­tenu des ren­con­tres : le vision­nage d’un doc­u­men­taire sur la ques­tion, la con­férence sur la nutri­tion, la mise en pra­tique avec l’atelier cui­sine, le dîn­er en équipe… J’ai bien aimé l’expression du nutri­tion­niste Ludovic Ringot lors de la con­férence nutri­tion : “Manger végé­tarien n’est pas exclure la viande, c’est sim­ple­ment qu’en appor­tant une grande diver­sité à ses plats, la viande n’a plus sa place”. Pour moi, devenir végé­tarien devient une évi­dence. »

Trang, par­tic­i­pante à la ses­sion de novem­bre 2015 à Paris :

«Il y a qua­tre ans, j’ai com­mencé à réduire ma con­som­ma­tion de pro­duits ani­maux, sans réus­sir à devenir végé­tari­enne. Cette année, suite à plusieurs lec­tures, j’ai décidé d’être plus active dans ma démarche. J’ai adhéré à l’AVF et j’ai pos­tulé pour par­ticiper au Défi Veg­gie.

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Tor­tillas végé­tal­i­ennes, créa­tion de Sarah Juhasz. Pho­to : Vin­cent Mag­a­l­haes

Cette expéri­ence a réveil­lé ma curiosité pour la cui­sine végé­tal­i­enne, pleine de couleurs, de créa­tiv­ité et de saveurs ! J’ai testé plusieurs recettes très sim­ples et c’était plutôt réus­si : maki végé­tal­iens, hachis par­men­tier, pâté végé­tal… Au final, végé­talis­er son assi­ette n’est pas si dif­fi­cile.

Pen­dant le Défi, j’ai con­sacré plus de temps à me doc­u­menter. J’ai trou­vé cette cita­tion de Léon Tol­stoï : “Tant qu’il y aura des abat­toirs, il y aura des champs de bataille”. J’y ai beau­coup pen­sé, par rap­port aux atten­tats du 13 novem­bre à Paris, sur­venus pen­dant la péri­ode du Défi.

Ces trois semaines ont été très rich­es sur le plan humain. Mes coéquip­ières étaient toutes for­mi­da­bles et ouvertes d’esprit. Dès que j’avais un doute sur un pro­duit, une dif­fi­culté dans ma rela­tion aux autres, un besoin d’astuce culi­naire, nous en par­lions ou échan­gions des mes­sages.

Un nom­bre impor­tant d’informations et d’activités nous ont été four­nis gra­cieuse­ment par l’AVF : un petit guide pour bien démar­rer, un brunch végé­tal­ien, un ate­lier de cui­sine, une con­férence sur la nutri­tion, et un super coach !

Pour moi, une nou­velle aven­ture s’ouvre. Ma moti­va­tion est main­tenant plus forte et je sais que tran­quille­ment, un pas après l’autre, j’avancerai. »

Nathalie, déléguée de l’AVF dans le Fin­istère, coach pour la ses­sion de novem­bre 2015 à Brest :

« J’ai accom­pa­g­né cinq per­son­nes dans un défi d’une semaine. On a démar­ré par un ate­lier de cui­sine, puis un tour au mag­a­sin. Je suis allée cuisin­er chez quelques par­tic­i­pantes, en m’adaptant à leurs envies et besoins – gâteau sans œufs, repas qui con­vi­enne aus­si au mari qui adore la viande, cui­sine très Makis végétaliens de Trang_DV2_Paris_2économique (l’occasion de pré­par­er ensem­ble une soupe aux feuilles de capucines, une franche réus­site !). On a ter­miné le Défi par un repas con­vivial, où cha­cun a apporté un plat. C’était l’occasion d’emmener sa famille, de dis­cuter, d’échanger sur son expéri­ence, de partager des recettes. En résumé, c’était une belle semaine, à refaire !».

Aurélie, par­tic­i­pante à la ses­sion de novem­bre à Brest :

« Le cours de cui­sine le pre­mier jour a bien lancé le mou­ve­ment, source d’inspiration pour les repas et de repères à pro­pos de prob­lèmes nutri­tion­nels éventuels. Si toute la famille a ten­té de suiv­re le pro­jet, cela s’est révélée un peu com­pliqué pour mes enfants, et donc déli­cat pour moi de jon­gler entre plusieurs menus. Pour cette rai­son, je ne pense pas adopter un régime com­plète­ment végé­tarien. Néan­moins, nous avons mod­i­fié nos menus famil­i­aux vers plus de végé­tal et moins d’animal ! Ce Défi m’a fait réalis­er l’impact de l’alimentation sur le cli­mat. J’ai eu l’occasion d’en par­ler avec le cuisinier de la can­tine des enfants, qui n’est pas con­tre l’idée de faire des menus végé­tariens dans le cadre de ses menus à thèmes. Il fau­dra main­tenant le soutenir pour men­er cette ini­tia­tive plus loin. »

Hubert, coach des ses­sions d’octobre et novem­bre 2015, ain­si que de juin 2016 à Paris :

« J’ai par­ticipé au pre­mier Défi Végé organ­isé par l’AVF, en 2011. Cette belle expéri­ence m’a per­mis de devenir rapi­de­ment végé­tarien, puis végé­tal­ien. J’avais à cœur de retrans­met­tre ce qui m’avait été don­né Champignons-sarah-juhaszpen­dant le Défi, et suis très heureux d’être devenu coach à mon tour. Je sais à quel point cela peut être utile pour les par­tic­i­pants. Quand on est accom­pa­g­né, les dif­fi­cultés se trans­for­ment en des moments con­vivi­aux d’échange qui aident à pass­er des petites étapes.

À la clô­ture de la ses­sion, j’étais ravi d’entendre que tous les mem­bres de mon équipe voulaient rester végé­tariens, alors qu’au départ cer­tains ne souhaitaient que sat­is­faire une cer­taine curiosité. Être coach demande du temps et de l’énergie pour accom­pa­g­n­er les par­tic­i­pants au quo­ti­di­en, mais c’est très grat­i­fi­ant ! »

Car­o­line, coach de la ses­sion de juin 2016 à Paris :

Capture_Caroline signant un diplome de DV

« Je suis très con­tente de ma pre­mière expéri­ence de coach. J’ai eu un super groupe (mer­ci pour la sélec­tion !) et me suis sen­tie utile, j’ai appré­cié le fait de pou­voir partager mon expéri­ence et mes astuces avec les par­tic­i­pantes, j’ai aus­si appris plein de choses avec elles, c’était super comme expéri­ence humaine­ment par­lant. »

Les arti­cles de Sibylle Lau­rent, jour­nal­iste de Métronews, con­stituent un témoignage à part : parce qu’elle les avait écrits… en tant que par­tic­i­pante au Défi Veg­gie de juin 2016 ! Nous aimons tout par­ti­c­ulière­ment sa con­clu­sion :

« Bref. J’ai testé trois semaines de Défi Veg­gie. Et j’ai appris plein de choses, décou­vert autant de per­son­nal­ités, de ten­dances, de pen­sées, et façon d’appréhender ce mode de vie, que de gens. Et j’ai eu mon diplôme, jeu­di. Avec une men­tion spé­ciale de ma (par­faite) coach, Car­o­line : “Bra­vo pour ton courage !”. Bon, le terme “courage” est sans doute exagéré. Les Veg­an que j’ai ren­con­trés sont accueil­lants, ouverts, souri­ants, com­préhen­sifs, aidants. Et excel­lents cuisiniers. Après, j’avoue que le beau temps revenant, des envies de bar­be­cue sur­gis­sent aus­si. Mais bon, il paraît que ça existe aus­si, les bar­be­cues veg­an… »

Alors, convaincu.e.s ? Vous aus­si, vous allez relever ce Défi ?