Notre modèle alimentaire occidental, fortement axé sur les protéines animales, fait porter un lourd tribut aux écosystèmes, à la santé publique et à la condition animale. Aujourd’hui, aucune politique écologique sérieuse ne peut être menée sans agir sur la production animale, qui est l’un des principaux facteurs de pression sur les écosystèmes.

Il s’agit de revoir profondément nos façons de nous alimenter et nos politiques agricoles, pour endiguer le dérèglement climatique et l’érosion de la biodiversité, qui menacent l’avenir même de nos sociétés.

Actrice du changement, l’Association végétarienne de France (AVF) informe et accompagne depuis plus de vingt ans toutes celles et tous ceux qui souhaitent faire advenir un modèle alimentaire plus durable, plus juste et plus sain. Dans le contexte des élections européennes 2019, elle propose aujourd’hui seize mesures concrètes et efficaces qui vont dans ce sens. En premier lieu, nous revendiquons l’adoption d’un objectif européen de réduction de production et de consommation des produits d’origine animale, de 30% d’ici à 2030 et de 80% d’ici à 2050.

Cet objectif est un préalable indispensable dans la perspective de réorienter notre agriculture vers plus de durabilité, en construisant aujourd’hui des politiques fondées sur la justice sociale, qui pensent conjointement la défense de l’emploi en zone rurale et la santé publique.

Une telle transition est possible,
il suffit que nos politiques la défendent.

Les mesures que nous proposons visent à transformer la Politique Agricole Commune en profondeur, à favoriser la reconversion de l’agriculture et à réorienter la consommation vers des choix alimentaires plus durables.

Télécharger les 16 mesures portées par l’AVF

 

L’AVF adresse aujourd’hui à l’ensemble des formations politiques présentes aux Européennes
ces propositions et les invite à s’en saisir pour initier une véritable transition agro-alimentaire.

Elle recensera et analysera leurs positionnements sur le site vegepolitique.fr dès le mois d’avril.