Il est aujourd’hui recon­nu que les ani­maux sont des êtres sen­si­bles, à un degré plus ou moins élevé. Autrement dit, un ani­mal éprou­ve un ensem­ble de sen­ti­ments (sen­sa­tions, per­cep­tions et émo­tions) posi­tifs ou négat­ifs, depuis la douleur et la peur jusqu’au plaisir et la joie.

Sensibilité et conscience des animaux

Tous les ani­maux dits « de boucherie » sont des êtres sen­si­bles et con­scients, capa­bles d’éprouver des émo­tions, tout comme les humains. Pour­tant, ils sont élevés dans un envi­ron­nement pau­vre qui ne leur per­met pas de sat­is­faire leurs besoins naturels et ils sont privés de tout ce qui peut ren­dre la vie digne d’être vécue. Et que dire des pois­sons, grands oubliés lorsque l’on évoque la sen­si­bil­ité ani­male ? Les pois­sons sont pour­tant dotés d’un sys­tème sen­si­tif périphérique et cen­tral com­plexe qui ne laisse pas de doute sur le fait qu’ils ressen­tent la douleur.

Des études sci­en­tifiques ont par ailleurs mon­tré que cer­tains ani­maux présen­tent un type de capac­ités men­tales de haut niveau que l’on croy­ait, jusqu’alors, réservées aux seuls humains comme :

  • Etre con­scients d’eux-mêmes.
  • Etre capa­bles de résoudre des prob­lèmes nou­veaux.
  • Avoir des représen­ta­tions men­tales.
  • Com­pren­dre ce que d’autres ani­maux savent ou se dis­posent à faire.

Des capacités mentales étonnantes

Depuis quelques décen­nies, nom­bre d’exemples issus d’une très grande quan­tité d’études sci­en­tifiques attes­tent des capac­ités men­tales de haut niveau des ani­maux. Cer­tains ani­maux utilisent des tech­niques pour tromper leur entourage comme le porc qui peut le faire délibéré­ment pour éviter qu’un de ses con­génères ne lui vole sa nour­ri­t­ure. Les mou­tons sont capa­bles de garder le sou­venir d’autres mou­tons ou de per­son­nes humaines pen­dant au moins deux ans. Un mou­ton réag­it aus­si de façon émo­tion­nelle à un vis­age : il préfère un mou­ton ou un humain aimable à un mou­ton ou un humain en colère. Les poulets com­pren­nent qu’un objet caché con­tin­ue d’exister, une fac­ulté qui dépasse celle des enfants en bas âge. Les vach­es se pas­sion­nent pour la réso­lu­tion de prob­lèmes de réflex­ion. Au cours d’une expéri­ence, lorsqu’elles ont trou­vé com­ment ouvrir une porte pour obtenir de la nour­ri­t­ure, cer­taines vach­es se sont mis­es à sauter. Les pois­sons ont une mémoire à long terme impres­sion­nante et les céphalopodes (pieu­vres, poulpes) présen­tent des capac­ités de mémori­sa­tion et d’apprentissage remar­quables, dont l’apprentissage par obser­va­tion d’un con­génère.

Le des­tin des ani­maux de ferme reste de finir à l’abattoir où ces êtres sen­si­bles et con­scients sont tués, écorchés et dépecés pour être trans­for­més en viande.