A lire, un article de fond qui interroge la vision de Derrida sur les liens entre politique et éthique animale.

Se basant sur le livre de Patrick Llored Jacques Derrida : Politique et éthique de l’animalité , J.P. Cazier nous convie à une plongée dans l’analyse de Patrick Llored interrogeant le sens et les conséquences des analyses que Derrida consacre à l’Animal.

Extraits :

- Une des thèses de Derrida analysées par Patrick Llored est que l’Homme et l’Animal sont indissociables : penser et repenser l’un implique que l’autre soit pris dans cette pensée et reformulation, puisque l’Animal est intégré dans la définition de l’Homme et inversement.

- Tuer et ingérer les chairs animales est analysé par Derrida comme un rituel, la répétition du sacrifice nécessaire à la production de l’Animal comme autre et de l’Homme comme distinct de cet autre. C’est ainsi qu’est étudié le concept derridien de carnophallogocentrisme,…

- Freud analysait l’interdit du cannibalisme comme fondamental pour les sociétés visant à refouler la bestialité de l’Homme. On pourrait dire que Derrida montre que le cannibalisme est déplacé et se retrouve, par le rapport à l’animal, au fondement de la conscience occidentale dont il s’agit de mettre au jour les conditions inconscientes – tout un inconscient, un impensé fait de chairs, de sang et de dévoration.

- Les analyses de Derrida montrent que la pensée politique moderne dépend d’un impensé qui est la violence même. Le pouvoir et la pensée politiques modernes ont leur condition dans ce qu’ils prétendent exclure : la violence, le meurtre, le sang.

- …

L’article complet, ici : lire