Paris, le 8 décembre 2020

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a présenté à 13h les mesures du “Projet de loi CCC” concernant le secteur de l’alimentation aux citoyen·ne·s de la Convention Citoyenne sur le Climat et aux parlementaires. En raison de l’impact environnemental important de l’élevage et des risques que fait courir sur la santé une surconsommation de viande, les citoyen·ne·s de la CCC ont proposé qu’une option végétarienne quotidienne soit servie dans toute la restauration collective publique dès 2022.

Mais le gouvernement a une fois de plus vidé de sa substance une proposition de la CCC, en proposant que cette option végétarienne soit mise en place sur la base du volontariat dans la restauration collective. « C’est ce qui se fait déjà dans plus de 50 villes et ce à quoi de nombreuses grandes villes se sont déjà engagées suite aux élections municipales », indique Elyne Etienne, responsable du pôle Végécantines de l’AVF. Autrement dit, les cantines volontaires en la matière n’ont pas attendu cette expérimentation pour prendre le tournant de la transition alimentaire. Quant aux indicateurs proposés pour évaluer la mise en place facultative de cette option, ils n’indiqueront rien de plus que ce que l’on sait déjà. Proposer des options végétariennes améliore la diversité de l’alimentation des omnivores, aujourd’hui trop riche en protéines animales et insuffisante en ce qui concerne les fruits et légumes. Cette option permettrait également à toutes les personnes ne mangeant pas de viande de pouvoir enfin bénéficier d’un repas équilibré pour le déjeuner.

Autrement dit, « le gouvernement se prive d’une chance unique de proposer des repas inclusifs, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles et avec nos engagements environnementaux ». Par ailleurs, « les villes qui ont mis en place des menus ou options végé voient le gaspillage diminuer, la fréquentation augmenter, et la diminution de la viande leur donne davantage de moyens pour acheter des aliments de qualité ». Enfin, une grande partie des établissements propose déjà un double choix chaque midi : il relèverait donc du bon sens qu’un de ces choix soit végétarien afin d’offrir une réelle diversité alimentaire et culturelle aux convives.

L’AVF exhorte donc le gouvernement, dans sa volonté de rester à l’écoute du terrain, de regarder plus en détail toutes les initiatives déjà prises en matière de végétalisation des cantines, et d’accompagner leur généralisation à toute la restauration collective. Et cela passe d’abord par la mise en place d’une option végétarienne quotidienne, comme proposé par la Convention Citoyenne pour le Climat.

 

 

 

 

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