Notre modèle alimentaire occidental, fortement axé sur les protéines animales, fait aujourd’hui porter un lourd tribut aux écosystèmes, à la santé publique et à la condition animale. Il repose sur une exploitation intense des terres, favorise le développement de certaines maladies, et contribue à l’aggravation des inégalités à l’échelle de la planète. De nombreux instituts de recherche et organisations internationales s’accordent sur un constat : la transition alimentaire vers un modèle plus végétal est aujourd’hui incontournable dans le cadre d’une politique climatique responsable.

Actrice du changement, l’Association végétarienne de France (AVF) informe et accompagne depuis vingt-cinq ans toutes celles et tous ceux qui souhaitent faire advenir un modèle alimentaire plus durable, plus juste et plus sain. Dans le contexte des élections municipales 2020, elle propose aujourd’hui une mesure concrète et relativement simple à mettre en oeuvre qui va dans ce sens : l’instauration d’une option végéta*ienne quotidienne dans la restauration scolaire, soit le renforcement de l’amendement Cazebonne à la Loi EGalim du 1er novembre 2019. Tous·tes les candidat·es des 20 plus grandes villes de France ont été contacté·es par l’AVF.

Cette campagne a porté ses fruits : à ce jour, nous avons déjà reçu plus de 60 engagements de la part des candidat·es contacté·es. Si la plupart soutiennent notre charte dans son ensemble, certain·es y apportent un soutien partiel, refusant l’option quotidienne mais proposant par exemple de doubler la proportion de menus végéta*iens dans les cantines (actuellement la loi impose d’en servir au moins un par semaine). Les résultats sont publiés et régulièrement mis à jour sur notre site, Végépolitique

À Paris, la plupart des candidat·es se sont engagé·es à nos côtés. Anne Hidalgo (Paris en Commun), Danielle Simonnet (Décidons Paris), David Belliard (L’Écologie pour Paris) et Cédric Villani (Le Nouveau Paris) soutiennent tous·tes la totalité de notre charte, et Christophe Berkani (Pari(s) citoyen) la soutient en partie. De même à Nice, où Jean-Marc Governatori (Nice Écologique), Mireille Damiano (Viva!), Patrick Allemand (Nice au Cœur) et Christian Estrosi (L’Essentiel, c’est vous) se disent prêt·es à mettre en place des alternatives végéta*iennes quotidiennes. Parmi les villes où la grande majorité des candidat·es soutiennent cette mesure, nous pouvons citer également Nantes, Montpellier ou encore Rennes.

Globalement, nous constatons que les listes qui placent l’écologie au cœur de leurs mesures, qu’elles soient indépendantes ou soutenues par des partis (le plus souvent par Europe Écologie — Les Verts, La France Insoumise ou le Parti Socialiste) nous apportent en général un soutien très motivé et proposent parfois d’elles-mêmes des mesures complémentaires relatives à la formation des personnels ou à la protection de la biodiversité, notamment à Lyon, Toulouse et Bordeaux. Certain·es candidat·es indépendant·es comme Cédric Villani à Paris, Bruno Gilles et Georges Képénékian à Marseille ou encore Rémi Gaillard à Montpellier s’engagent très fortement (Villani, Gaillard, Képénékian) ou plus modérément (Gilles), et toutes les listes autonomes du Parti Animaliste nous soutiennent totalement. Quant aux listes UPR, elles nous soutiennent partiellement puisqu’elles refusent l’option quotidienne (sauf à Nantes) mais proposent deux menus uniques par semaine.

Relativement peu de candidat·es investi·es par La République en Marche ont signé notre charte, mais nous comptons entre autres Cécile Muschotti (LREM, Toulon), Carole Gandon (LREM, Rennes) et Violette Spillebout (LREM, Lille) parmi nos soutiens. Enfin, la plupart des listes Les Républicains et Rassemblement National n’ont pas répondu à nos sollicitations ou refusent de s’engager à nos côtés, à l’exception notable de Hombeline du Parc (RN, Strasbourg, soutien total) Christophe Béchu (LR, Angers, soutien partiel), Laurence Garnier (LR, Nantes, soutien partiel) et Christian Estrosi (LR, Nice, soutien partiel).

Dans les plus petites communes, notamment en banlieues parisienne, lyonnaise et bordelaise, des candidat·es ont été sollicité·es directement par des citoyen·es pour signer notre charte. Là aussi, celles et ceux qui s’engagent mettent l’écologie et le bien-être animal au cœur de leur programme. Il s’agit en général de listes citoyennes indépendantes ou soutenues par Europe Écologie — Les Verts, La France Insoumise ou encore le Parti Animaliste.

L’Association végétarienne de France se félicite des engagements de ces candidat·es et veillera à ce qu’ils soient bien mis en œuvre après les Municipales, si ces candidat·es accèdent à la fonction de maire dans leur commune. Elle rappelle également qu’elle est en mesure de proposer un soutien matériel et informationnel à toutes celles et tous ceux qui en expriment le besoin une fois élu·es — notamment par le biais d’outils pédagogiques, d’informations nutritionnelles, et de formations professionnelles à l’alimentation végétale.

La mesure proposée par l’Association végétarienne de France est un des outils les plus efficaces, dans le cadre de la politique municipale, pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité tout en garantissant une meilleure santé aux enfants et un meilleur respect de la condition animale. Elle a déjà fait ses preuves dans certaines villes qui l’appliquent en partie ou complètement depuis plusieurs années, comme Lille, Grenoble ou Valence. Nous veillerons donc à ce que les candidat·es engagé·es transforment leur motivation en actes dans les prochains mois, qu’ils et elles soient élu·es maires ou qu’ils et elles siègent au conseil municipal.

Contacts presse
Sarah Champagne (Chargée de mission Végépolitique) : 06.59.94.46.16
Élodie Vieille-Blanchard (Présidente) : 06.32.43.86.40