Dans le contexte actuel de crise sanitaire et de confinement, l’Association végétarienne de France (AVF) appelle ses organisations amies et tous les sympathisants à la cause végétarienne et végane à se mobiliser de manière alternative pour le climat. Elle lance à ce titre une campagne de mobilisation virtuelle sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram et Twitter, autour des hashtags #Meatless4Climate et #ClimateStrikeOnline, ce dernier ayant été inventé par les organisations Fridays for Future et Youth4Climate dans le but d’assurer la continuation des Grèves pour le Climat durant le confinement.

Alors que les études se succèdent depuis de nombreuses années pour pointer l’énorme responsabilité de l’élevage dans la crise écologique, il est fait bien peu de cas, dans les politiques publiques comme dans les discours officiels, de l’urgence de réduire la consommation de viande et de produits laitiers dans notre société. 

L’élevage est responsable de 18% des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde. Il est de loin la principale source de méthane et de protoxyde d’azote, qui constituent des gaz à effet de serre bien supérieurs au dioxyde de carbone en termes de pouvoir de réchauffement global par unité d’émission. Les variations des émissions dues à l’élevage impactent donc de manière démultipliée le climat par rapport aux variations d’autres sources de pollution, comme les transports, dont l’impact se mesure essentiellement en termes d’émissions de dioxyde de carbone.

Comme le mentionne le GIEC, le mode d’alimentation a un effet très important sur l’empreinte carbone de l’alimentation, et en prenant en compte le stockage de carbone par les terres, un régime comprenant des produits animaux dégage 4,5 fois plus de gaz à effet de serre qu’un régime équilibré totalement végétal

Une réduction de la production animale permettrait non seulement de réduire les impacts directs de l’élevage, mais aussi de libérer de vastes espaces de pâturage et de cultures à des fins de reboisement et de réensauvagement, avec des effets bénéfiques sur la captation du carbone et la biodiversité.

Aujourd’hui, les productions animales mobilisent 83 % des terres agricoles à travers le pâturage et les cultures destinées aux animaux d’élevage. Si on laissait les pâturages redevenir naturellement des forêts, et que les terres destinées à la culture de la nourriture du bétail étaient utilisées pour faire pousser des céréales, des légumineuses, des fruits et légumes pour les humains, les terres pourraient absorber une quantité colossale de carbone supplémentaire. Notre agriculture se suffirait aussi à elle-même, alors qu’actuellement 97% des tourteaux de soja consommés en France sont importés, majoritairement du Brésil, afin de nourrir les animaux que nous consommons, ce qui contribue directement à la déforestation amazonienne.

Dans un rapport publié en 2019, le cabinet de conseil Carbone 4, spécialisé dans la transition énergétique, a fait le point sur les efforts à accomplir pour rester en dessous des 2°C de réchauffement moyen en France. Il note que parmi les gestes individuels, le plus efficace est, de loin, de passer au régime végétarien ou végétalien. Selon une vaste étude publiée dans le journal scientifique Nature, les pays occidentaux devraient réduire leur consommation de bœuf de 90%, celle de produits laitiers de 60%, et multiplier leur consommation de légumineuses par cinq.

Contrairement à d’autres types de changements, comme ceux relatifs à l’énergie, à la mobilité ou à l’habitat, les changements d’habitudes alimentaires sont à la portée de tous, ils ne nécessitent pas d’investissements ou d’infrastructures adaptées et apportent de multiples effets bénéfiques en terme de santé et d’économies au quotidien, et de bien-être animal.

 

L’AVF promeut l’émergence d’un nouveau modèle alimentaire auprès des citoyens, des entreprises, des collectivités et des décideurs politiques. Soulignant le levier essentiel que représente la restauration collective, elle incite et accompagne les collectivités vers la mise en place de menus végétariens dans les cantines scolaires. 

 

Informations pratiques :

📍EVENEMENT FACEBOOK

📍 COMPTE INSTAGRAM

 

Contact presse : Isabelle Richaud, AVF — Commission écologie : ecologie@vegetarisme.fr