Mer­cre­di 28 mai, une cinquan­taine de paysans de la Con­fédéra­tion Paysanne, venus de toute la France, ont entamé le démon­tage de la salle de traite de la ferme-usine des 1000 vach­es, afin de pro­test­er con­tre la mise en place de cette instal­la­tion agro-indus­trielle.

L’Association Végé­tari­enne de France sou­tient cette action dans la mesure où elle s’oppose à ce pro­jet con­cen­tra­tionnaire et pol­lu­ant, qui traite les ani­maux comme des machines à pro­duire du lait et de la chair, au mépris de leurs besoins phys­i­ologiques et affec­tifs. Elle demande la libéra­tion des mil­i­tants et l’abandon des pour­suites engagées con­tre eux.

Mais au-delà de ce pro­jet par­ti­c­uli­er, l’Association Végé­tari­enne de France s’oppose à l’exploitation des ani­maux, quelle qu’elle soit, et rap­pelle que la pro­duc­tion de lait est indis­so­cia­ble de la souf­france et de la mort des ani­maux. Dans tous les éle­vages de vach­es laitières, y com­pris bio, les vach­es sont inséminées une fois par an pour don­ner nais­sance à un veau. Alors qu’elles dévelop­pent des liens étroits avec leurs veaux dès la nais­sance, leurs petits leur sont retirés, en par­ti­c­uli­er s’il s’agit de mâles, dont la chair est des­tinée à la boucherie. Après qua­tre ou cinq ans passés à ce régime, et alors qu’elles pour­raient vivre vingt ans, les vach­es laitières sont envoyées à l’abattoir pour don­ner de la “viande de réforme”, sou­vent con­som­mée en tant que “viande de boeuf”.

Par ailleurs, con­som­mer des pro­duits laitiers n’est pas néces­saire pour être en bonne san­té. Les besoins en cal­ci­um dépen­dent de plusieurs fac­teurs, dont la con­som­ma­tion en sodi­um et en pro­téines ani­males. Ils sont env­i­ron deux fois plus faibles dans la pop­u­la­tion végé­tari­enne que spé­ci­fié par les recom­man­da­tions offi­cielles français­es, et peu­vent être sat­is­faits par un régime végé­tal var­ié: choux, oléagineux, tofu…
Enfin, la cui­sine végé­tale per­met des pré­pa­ra­tions culi­naires var­iées et savoureuses: crèmes, pâtis­series, piz­zas, gratins…

Pour toutes ces raisons, et parce que la pro­duc­tion de pro­duits laitiers pos­sède un lourd impact écologique, l’Association Végé­tari­enne de France promeut le mode de vie végane, qui est sain, écologique­ment souten­able, et source de plaisir.